Réflexion sur la compétence 11 :
Evoluons !
Compétence 11 : S’engager dans une démarche individ
uelle et collective de développement professionnel.
Avec les technologies de l’information et des communications, nous pouvons constater assez aisément la vitesse à laquelle un logiciel, un programme ou autre, va être dépassé, obsolète, mal protégé contre les virus, etc. Nous comprenons dans ce domaine où la technologie et les connaissances progressent extrêmement vite, l’importance des mises à jour pour être toujours le plus efficace possible.
Selon moi, les enseignants se doivent d’être toujours au point pour accompagner et préparer au mieux les élèves. Ils ont régulièrement besoin de se mettre à jour, eux aussi. La formation continue tout au long de sa pratique est une voie privilégiée pour rester actuel autant que possible dans les techniques d’enseignement, les découvertes dans les domaines du handicap ou des difficultés d’apprentissage par exemple, etc. Garder un pied dans le domaine de la recherche et un pied dans le monde du travail est pour moi une merveilleuse voie d’accès au transfert des connaissances d’une part, et à une façon adaptée, constructive et intelligente d’entrevoir le métier d’enseignant.
Ce n’est pas la seule voie d’accès par contre ! Le fait de se tenir au courant de l’actualité et d’en faire un sujet de conversation fréquent dans la classe est un atout indéniable pour les enfants. N’importe quelle passion, ou intérêt particulier, amené de la part de l’enseignant dans la classe, saura apporter sa dose de richesses et d’apprentissages dans des domaines variés.
L’expérience des autres sait aussi être très bénéfique et profitable ! Il est très important à mes yeux de questionner, partager, débattre, discuter avec d’autres professionnels. Le transfert des connaissances est essentiel dans une société, et c’est en argumentant sur les sujets et le fondement même de notre pratique d’enseignant, que notre pensée pourra évoluer et notre manière d’agir sera de plus en plus adaptée.
Réflexion sur les compétence 9 et 10 :
La coopération comme facteur de protection de la réussite de tous !
Compétences 9 et 10 :
- Coopérer avec l’équip
e-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école.
- Travailler de concert avec les membres de l’équipe pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans le programme de formation, et ce, en fonction des élèves concernés.
L’école, dans laquelle évoluent nos enfants, est un lieu de vie et de développement qui fonctionne comme une microsociété.
Elle est composée de différents acteurs tels que la direction, les enseignants, la secrétaire, infirmière, bibliothécaire, etc. Des partenaires viennent se joindre à l’équipe afin de la rendre la plus efficace possible en fonction des élèves concernés : orthopédagogues, psycho-éducateurs, psychologues, travailleurs sociaux, etc. Ce cadre, modulable et adaptable, forme un bloc soudé prêt à accueillir et à soutenir au mieux les élèves de l’école.
Afin de « boucler la boucle » et d’obtenir un environnement des plus stables et des plus cohérant autour de l’enfant, l’intégration des parents dans les classes me semble être primordiale. IL est très intéressant d’intégrer les parents afin d’enrichir la classe de leur expérience personnelle par exemple, d’agir comme agent de culture sur un sujet particulier, ou simplement en apportant une aide à l’enseignante dans des activités particulières ou des projets. Ils doivent aussi être sensibilisés, intégrés et mobilisés dans l’éducation de leurs enfants. L’enseignant se doit donc, selon moi, de favoriser la communication et le travail de concert avec les parents. L’enfant qui va se sentir soutenu à l’école et à la maison, qui sera entouré d’adultes ayant une vision commune et posant les mêmes actions avec lui, sera poussé à se développer de manière globale et harmonieuse.
En ce qui concerne l’équipe-école, de manière plus particulière, les différents partenaires se doivent eux-aussi de faire preuve de cohérence, donc de communication régulière et constructive. C’est pourquoi j’ai pris grand plaisir au fait de pouvoir participer aux différentes réunions durant mes stages. Les réunions avec les parents d’élèves ; les réunions d’équipe-cycle permettant aux différents enseignants d’un même cycle de se synchroniser dans les enseignements donnés, de travailler ensemble sur des projets particuliers, de s’entraider pour des cas d’élèves plus problématiques, etc. ; les réunions d’équipe-école, afin de comprendre et de se sentir plus concerné par le fonctionnement de l’école dans sa globalité ; les réunions syndicales afin de se mobiliser dans les causes enseignantes qui deviendront bientôt nos chevaux de bataille, à nous, futurs enseignants. Tous ces acteurs agissent ensemble dans l’école telle une grande toile de tente tissée entourant les élèves, leur offrant un abri sécuritaire où ils pourront se développer adéquatement tout en se sentant en sécurité.
Dans le cas des élèves à besoins particuliers, l’entraide de la part des adultes, le transfert de connaissances d’un partenaire à l’autre, d’une situation à l’autre, va permettre d’effectuer auprès de ces enfants un travail des plus efficaces possible. Il n’y a pas qu’un acteur dans la réussite des élèves c’est le travail de tout un village, de toute cette microsociété, qui permettra d’élever les élèves, et ce le plus haut possible.
Réflexion sur la compétence 8 :
Au jour d’aujourd’hui…
Compétence 8 : intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel.
Les élèves, que nous avons actuellement dans les écoles préscolaires et primaires, sont des enfants de l’an 2000, nés à l’époque d’internet, des écrans et des communications. Le monde dans lequel ils évoluent est rempli de ces nouvelles technologies. En tant qu’enseignant, nous nous devons de les préparer le mieux possible à ce gigantesque monde de possibilités qu’offre internet, le traitement de texte, le dessin assisté par ordinateur, les logiciels interactifs et éducatifs par exemple !
Lors de mon 3e stage, j’étais affiliée à une enseignante de 2e année qui mettait un point d’honneur à intégrer les technologies de l’information et des communications (TICs) dans sa classe. Lorsque les élèves se questionnait sur l’orthographe d’un mot, ils étaient redirigés vers le poste d’ordinateur dans le fond de la salle afin d’interroger Antidote. Ce logiciel fort utile permet de comprendre l’origine du mot recherché, sa définition selon le contexte, ainsi que sa classe et fonction. C’est une ressource complète que les enfants utilisent de manière tout à fait naturelle. C’est un grand avantage que cette enseignante leur offre, je trouve que cela sera extrêmement utile pour la suite de leur scolarité.
Lors de ce même stage, j’ai pu participer à deux projets collectifs intégrant des exercices de traitement de texte et de mise en page pour chaque élève, et aboutissant à la formation d’un petit livre et d’un journal de la classe. Les élèves ont donc été amenés à taper leur textes sur Word, à faire des recherches via internet sous la supervision des adultes, à trouver des illustrations parmi les images disponibles sur le web, etc.
Les TICs sont partout dans le monde actuel et il faut préparer les élèves à vivre dans cette nouvelle ère. Nous devons leur apprendre à être les plus efficaces et les plus confortables possible avec les ordinateurs, les logiciels communs et Internet. Les possibilités d’actions dans les classes et dans la vie quotidienne se sont démultipliées avec l’arrivée d’internet ! Profitons de cette grande chance…
De plus, en lien avec le sujet voici un article issu de La Presse, de septembre 2011, qui démontre la hausse de motivation chez les jeunes ayant accès à un ordinateur portable :
Réflexion sur la compétence 5
La compétence 5 est “Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre”.
Le Québec a connu un grand nombre de bouleversements ces dernières années dans le domaine de l’éducation. Les réformes se sont succédées, certaines ont échouées dans leur fondement même de faire évoluer l’enseignement, d’autres restent, s’installent ou cherchent à faire leurs preuves. Au niveau de l’évaluation plus précisément, celle-ci a subit le même sort. La jonglerie entre bulletins lettrés ou chiffrés s’est soldée par une incapacité à identifier la meilleure façon d’évaluer les élèves. Le nouveau bulletin qui arrive pour l’année scolaire 2011-2012 en est le reflet : certaines compétences seront notées avec des lettres, d’autres avec les chiffres. Les lettres ont l’avantage pour tous de situer facilement l’enfant dans une fourchette allant de A à E. L’inconvénient de ce système est bien la notion de fourchette ! L’enfant se situe entre 90 et 100 pour avoir un A par exemple, or pour deux enfants ayant eu un résultat similaire, l’un peut très bien avoir en fait une moyenne de 99/100 et l’autre de 91/100. L’avantage certain du nouveau bulletin qui s’implantera à la rentrée prochaine dans les écoles est qu’il s’agit enfin d’un bulletin unique pour toute la province. Moyen mis en place afin d’uniformiser l’évaluation dans les écoles. Toutefois, il soulève encore des questions… Pour avoir débattu à ce sujet avec les enseignant(e)s de mon lieu actuel de stage, le bulletin reste encore un mystère sur certains points ! Devrons nous, par exemple, évaluer toutes les compétences à chacune des étapes ? La direction de l’école elle-même semble avoir encore quelques hésitations quant à son mode de fonctionnement. Pourtant, un autre point positif mis de l’avant pour ce bulletin est sa plus grande facilité de compréhension pour les familles des enfants ! Il est donc dommage que cette lisibilité ne soit pas partagée par le personnel enseignant. De plus, la nouveauté de ce bulletin unique est la manière de noter la dernière étape. Contrairement à ce qui se faisait actuellement, la moyenne de la dernière étape sera calculée selon les notes de l’étape de l’enfant (première moyenne pondérée à 60%) et les moyennes des deux premières étapes compteront aussi dans le total (avec une pondération de 20% pour chacune). Cela veut donc dire que les notes des deux premières étapes auront un poids de presque la moitié dans la note finale de l’élève. Bien sur que cela permet de prendre en compte l’année dans sa globalité, mais on ne considère alors plus vraiment les progrès faits par l’enfant pour arriver à un certain seuil en fin d’année. Je m’explique : que se passe t’il pour l’enfant qui a connu un début d’année très difficile mais qui a eu une bonne progression tout au long de l’année et qui finit avec un niveau excellent ? Sa moyenne finale se verra baissée à cause de son départ difficile. Il pourra alors se retrouver par exemple avec la même moyenne qu’un élève qui aurait commencé l’année avec une avance mais qui aurait finit avec une moyenne faible. La progression est ce qu’il y a de plus important à prendre en compte avec les enfants ! N’est-ce pas cela justement que l’on tente de leur enseigner ?! Que ce n’est pas le résultat qui compte mais bien le chemin fait pour y arriver. Dans tous les cas, le nouveau bulletin fera ses preuves à la rentrée. Il est très ardu de vouloir en faire la critique avant son implantation sur le terrain ! De plus, même s’il reste des zones d’ombres quant à son fonctionnement, il a l’intérêt de partir d’une intention bénéfique pour tous : uniformiser le mode d’évaluation dans les écoles du Québec et être plus clair à comprendre pour les parents. La nouveauté en tant que moteur pour progresser et s’améliorer ne peut être qu’une bonne chose ! J’ai donc hâte de découvrir le bulletin unique l’an prochain dans ma classe de stage. En attendant, je vous joins le document pour les enseignants distribué dans les écoles qui présente et informe sur ce nouveau mode d’évaluation.
Réflexion sur la compétence 7
Lorsque j’étais étudiante en France, mon emploi consistait à être une auxiliaire de vie scolaire. C’est-à-dire que je travaillais dans les écoles primaires pour l’intégration des élèves handicapés dans les classes du régulier. J’avais comme tâche de seconder et aider l’enseignante à adapter son matériel, l’environnement et la manière de faire apprendre les notions pour les élèves concernés. Je dois dire que je suis pour l’intégration dans la plupart des cas ! Je pense réellement que l’apport au niveau de la socialisation et le bénéfice retiré par ces jeunes vaut le travail d’adaptation et d’aménagement de l’enseignant. Il y a bien sûr des cas où le jeune retirerait plus de bienfaits à être plus encadré, par des enseignants spécialisés, dans des classes à plus faibles effectifs où il aurait plus d’attention et de temps accordé. C’est en cela dommage que l’intégration devienne un automatisme, car sous couvert de vouloir normaliser son enfant à tout prix, la question des réels besoins de l’enfant peut devenir secondaire. Dans le cas où l’intégration se fait dans l’intérêt de l’enfant, il ne faut pas qu’elle se fasse au détriment des autres élèves de la classe. Si l’enseignante n’est pas préparée, pas dans de bonnes dispositions ou pas assez outillée, l’intégration peut devenir un élément perturbateur et nuisible au climat de classe. Qu’il s’agisse de troubles d’apprentissage, de comportement ou d’un handicap, l’enseignant doit réussir à aider le jeune à avancer à son rythme et dans la mesure de ses capacités, tout en restant disponible et à l’écoute des besoins du groupe. Sachant cela et sachant que les intégrations dans les écoles sont de plus en plus nombreuses et qu’il n’y a pas toujours de moyens et/ou spécialistes à disposition, pourquoi alors ne pas former les enseignants sur le terrain afin de leur permettre d’être les plus efficaces possibles ? Si ces élèves font partie de la réalité actuelle dans les écoles régulières, c’est pour le mieux de ces élèves. Sans outiller suffisamment les enseignants qui seront en charge d‘eux, ceux-ci ne peuvent logiquement répondre adéquatement à leurs besoins. À mon avis, l’enseignant se doit de faire de la différentiation pédagogique. Il a dans ses mandats implicites, sous tendant sa profession, d’avoir à cœur la réussite de tous. Pour ce faire, il doit parfois adapter le matériel, planifier d’envoyer les devoirs en avance à certains, prendre du temps pour la récupération, se renseigner et s’outiller face aux difficultés ou troubles rencontrés. Un enfant, qu’il soit porteur d’un handicap, ou chambardé dans le cœur, reste un enfant avec les mêmes droits que les autres : droit à une éducation, droit à un cadre le plus normal possible, droit à une équité de la part de l’enseignant.
Extrait du livre “Ces élèves trop chambardés dans le coeur”, livre de Mariette Gervais en collaboration avec Sophie Berthelet.
“Nos “mauvais élèves” (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l’école. C’est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d’inquiétude, de rancoeur, de colère, d’envies inassouvies; de renoncements furieux, accumulés sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans le sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu’une fois le fardeau posé à terre et l’oignon épluché. Difficile d’expliquer cela, mais un seul regard suffit souvent, une parole bienveillante, un mot d’adulte confiant, clair et stable, pour dissoudre ces chagrins, alléger ces esprits, les installer dans un présent rigousement indicatif.”
Réflexion sur la compétence 13
Selon moi, les occasions vont être nombreuses et toujours pertinentes, d’intégrer les différentes cultures dans les interventions en classe. On peut faire venir un parent qui nous raconterait son enfance au pays par exemple, ou leur arrivée au Canada, présenter des objets appartenant aux enfants, faire des activités de découverte du monde, etc. Les enfants d’aujourd’hui, pour reprendre une vieille chanson, sont les adultes de demain. Mais ce sont aussi et surtout des citoyens du monde qui doivent apprendre à vivre bien en
communauté dans le respect de tous, et celui débute simplement par une bonne connaissance de l’autre.
Réflexion sur la compétence 6
La compétence 6 est « Planifier, organiser et superviser le mode de fonctionnement du groupe-classe en vue de favoriser l’apprentissage et la socialisation des élèves ».
Dans toutes les classes, l’enseignant a besoin d’instaurer des règles de vie. En maternelle, l’enfant de 5 ans apprend l’existence de ces règles et l’importance du respect de celles-ci pour son bien être et celui des autres.
L’enseignant devra tout d’abord poser des limites afin de garantir la sécurité physique et affective des enfants de la classe. La violence, tant physique que verbale, ne sera pas tolérée dans la classe, l’enfant ayant commis un tel acte sera retiré de l’activité et invité à repenser à ses gestes ou paroles lors d’une période de réflexion. S’il a fait du tort à un autre enfant, il devra s’expliquer et s’excuser auprès de l’enfant en question en suivant la procédure vue en classe (ex : faire un message clair). Afin de ne pas se mettre en danger, l’enfant ne devra pas monter sur les meubles, les rangements ou les tables, il n’aura pas le droit de se pendre, de courir, ou de briser le matériel mis à sa disposition.
Il devra apprendre à respecter les constructions et les affaires des autres. Il ne sera pas désobligeant ou impoli en parlant à un des camarades ou à un adulte.
En ce qui a trait à la communication orale, l’enfant apprendra à respecter les temps et tours de paroles, il aura des moments où il pourra s’exprimer librement, d’autres moments où il pourra chuchoter, en équipe ou par deux, et enfin des moments tels que la détente où il devra rester silencieux.
L’enfant devra respecter les consignes de chaque activité et atelier, pour cela il devra être attentif lors de l’établissement de celles-ci par l’enseignant. L’enseignant l’aidera en énonçant peu de consignes, brèves et claires, qu’il répètera et fera reformuler par les enfants.
Enfin, l’enfant va apprendre les règles de politesse de la vie en société, comme le respect de l’autre, le fait de ne pas couper la parole, d’attendre la fin de l’idée pour répondre, et beaucoup de règles de vie comme se laver les mains avant de manger ou encore saluer les autres le matin et le soir.
Réflexion sur la compétence 4
La compétence 4 est « Piloter des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation ».
Après avoir conçu des activités d’apprentissages en fonction des élèves et du programme, il faut les piloter devant la classe. Ce qui se cache derrière le verbe piloter est en fait une déclinaison d’actions à effectuer. L’enseignant doit expliquer, montrer, stimuler, développer, observer, corriger, encourager, féliciter, montrer, réinvestir et objectiver.
L’enseignant n’est plus considéré comme un transmetteur de connaissances chargé de remplir le pot vide que représente de manière imagée l’écolier face à lui, il doit organiser les ressources de la classe afin de rendre l’enfant le plus autonome possible dans ses apprentissages. Il a plus un rôle de tuteur, d’accompagnateur dans le cheminement de l’enfant.
L’organisation de la classe doit être prévue dans ce sens, l’enfant doit en connaître le matériel qui la compose, il doit être capable d’aller chercher ce dont il a besoin et le remettre à sa place par la suite. Une classe bien organisée lui apprendra à respecter le matériel et à en prendre soin. Lors des ateliers, l’enseignant vise à nouveau l’autonomisation des enfants pour les apprentissages. Il y a, au sein de chaque équipe, des élèves avec un rôle précis : un mini prof autorisé à aller parler à l’enseignant au nom de l’équipe, un responsable du matériel qui va chercher le matériel nécessaire à l’atelier, un ami de cœur qui range la table à la fin et le responsable du panier qui amène et rapporte le panier de l’atelier. Ces rôles permettent un bon déroulement des ateliers, sachant que chaque équipe (4 ou 5) réalise des ateliers différents lors de la même période. L’enseignant étant seul pour piloter les ateliers, il s’organisera pour ne pas en prévoir trop qui demande une intervention de la part de l’adulte. Au fur et à mesure de l’année scolaire, les enfants s’approprieront cette manière de travailler et ils seront de plus en plus performants et efficaces par eux même tout en coopérant au sein de l’équipe.
Le travail en atelier favorise donc l’autonomisation, la coopération au sein des équipes, le développement langagier pour se faire comprendre des autres et de l’adulte. Il y a toutes les semaines un atelier qui sera présenté devant le reste de la classe. Cela pousse les enfants à prendre la parole et à expliquer leurs apprentissages devant les autres. L’enseignant les questionne sur les difficultés éprouvées et les stratégies de contournement découvertes.
Réflexion sur la compétence 3
La compétence 3 est « Concevoir des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation ».
Une des compétences à développer chez les enfants du préscolaire est la compétence « Communiquer en utilisant les ressources de la langue ». Le langage est à la base de la communication, pour que l’élève comprenne ce que l’on attend de lui et les contenus qu’on lui fait apprendre, il faut qu’il maitrise la langue d’enseignement.
De plus, une des attentes de fin de maternelle est que l’enfant utilise de façon adéquate les ressources de la langue, pour se faire comprendre de l’adulte et de ses pairs. L’enseignante lui fera découvrir ou revoir la comptine de l’alphabet, lui apprendra et l’aidera à s’approprier le tracé de chacune des lettres, et par des exercices oraux, elle lui apprendra à reconnaître le son des lettres dans les mots. Il apprendra qu’il existe des règles régissant la langue orale et écrite (tour de parole, majuscules en début de phrase et point à la fin…)
Pour développer le langage de façon optimale, il faut stimuler l’enfant dans toutes les situations possibles. En moment de rassemblement, on l’invite à formuler des phrases claires lorsqu’il prend la parole devant le groupe. Quand il pose des questions à un autre enfant, on lui apprend à formuler ses questions en « comment ?, pourquoi ?, est ce que ?, etc. ». Avec des activités de chansons, de poèmes ou de comptines, on élargit son langage et on l’entraine par la répétition à l’apprentissage systématique. Avec les histoires lues par l’enseignante ou comptées, l’enfant sera encore une fois stimulé par la langue orale. Il en comprendra sa complexité et sa richesse pour exprimer ses besoins et sentiments, et il apprendra à s’amuser avec les mots à a manière de P.E.F par exemple. Il découvrira le monde imaginaire que l’on peut construire avec des mots. Lors d’activités de présentation devant la classe, l’enfant apprendra à prendre la parole en public, à parler distinctement et avec un ton et un débit de voix approprié. Lors d’évènement spéciaux comme l’enfant du jour, l’enfant sera amené à prendre la parole devant le groupe-classe sur le sujet de son choix. Il sera écouté et fera l’apprentissage par la même occasion du respect de l’autre, respect du temps et du tour de parole. Enfin, pour satisfaire sa curiosité et son envie de communiquer à l’aide de la langue écrite, l’enfant pourra exercer son écriture lors par exemple d’ateliers d’orthographe approchés, puis il sera guidé et corrigé par l’enseignante.
Les enfants vous imitent !
Schéma de l’influence des adultes sur les enfants :